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Eure-et-Loir Petit Patrimoine

Petite Ballade à Epernon – vieille maisons et autres

Suite et fin de notre découverte d’Epernon avec un peu de marche dans les rues de la vieille ville pour en découvrir quelques-unes des curiosités.

Les Pressoirs (extérieur)

 

Nous avons déjà développé l’histoire d’Epernon, de son château et de son enceinte dans un précédent article ( ICI). Continuons nos découvertes dans son histoire médiévale et plus  récente.

 

Les Pressoirs

 

Autrefois nommé Cellier de Haute Bruyère, il appartenait avant la Révolution aux religieuses de Haute Bruyère qui possédaient de nombreuses vignes dans les environs d’Epernon. Le cellier était une dépendance du prieuré, de l’ordre de Fontevrault, fondé au 12e siècle. L’édifice des pressoirs était la maison d’exploitation des droits et des biens que possédaient à Epernon les dames de Haute Bruyère. Deux pressoirs recevaient les vendanges. En 1792, les pressoirs alors dénommés pressoirs banaux, furent vendus comme biens nationaux. Le cellier, bâti en grès, présente à l’intérieur une rangée de contreforts et d’ouvertures irrégulières. Il est divisé en trois nefs, dont les voûtes sont supportées par deux rangées de piliers, disposés six par six et couronnés de chapiteaux grossièrement sculptés.

Cellier dit Les Pressoirs (ancien) : classement par arrêté du 10 juillet 1926

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00097101

Des halles furent construites entre 1137 et 1181 à Epernon. Le seigneur de Montfort accorda aussi à cette époque des droits de marché et des avantages aux bourgeois (une charte d’affranchissement). On peut donc imaginer un bourg assez prospère. Il a d’ailleurs sa «  rue Bourgeoise  » et sa « Place du Change « , où s’échangeaient les monnaies des différentes seigneuries les jours de foires ou de marchés. On trouve aussi les rues du « Marché à l’Avoine« , du « Marché à la Filasse« , du « Marché au Beurre » …

 

En plus des halles, on trouvait aussi une grange dimière (XIIème siècle) qui appartenait au Prieuré des Hautes Bruyères. Les sieurs Montfort de l’époque en avaient donné les dîmes à leur soeur, Bertrade. Celle-ci fit alors construire en pierres du pays un cellier à colonnes cisterciennes. Il est toujours visible rue des Aironcelles – il est dit « Les Pressoirs » – et est classé aux M.H. Il comporte 3 nefs de 7 travées voûtées avec des piliers à chapiteaux sculptés. Un souterrain provenant du château y a été récemment mis à jour.

Les Pressoirs

La salle des Pressoirs servait de cellier au prieuré de Haute-Bruyère à Saint-Rémy
l’Honoré dans les Yvelines. La salle abritait le minot, grand récipient en bois
servant de mesure, ainsi que deux pressoirs en bois destinés à extraire le jus du
raisin des vignes cultivées sur les coteaux. Les moniales avaient le monopole du
droit de minage à Épernon, c’est-à-dire de mesurage des denrées, grains et
légumes dans la ville. Le cellier constituait un marché en
soi car on y vendait les liquides : vin,
cidre, huile

Cliquer pour accéder à epernon-medieval-20170503-pourbat.pdf

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Les religieuses y conservaient leur vin, récolté sur la colline de la Diane. Le cellier était aussi utilisé comme une maison d’exploitation des droits et des biens qu’elles possédaient sur Epernon. Elles y percevaient notamment leurs droits en nature pour les foires et marchés de la ville, le droit de minage, c’est-à-dire le mesurage des denrées, légumes et grains dont elles avaient le monopole et le « septième saut » revenant en rétribution de l’usage du pressoir par les vignerons des coteaux environnants.  Des vignes de jadis ne restent que la « Rue du Clos des Vignes » et le « Chemin autour de la Vigne » près de celle du château.

Cette salle a donc longtemps abrité des unités de mesures et des pressoirs. Ces derniers furent utilisés au moins jusqu’en 1794 puis furent débités pour servir de plancher pour l’école …

Le lieu est clos, l’intérieur est visible derrière une vitre uniquement, sauf lors des manifestations organisées par la ville ou par des associations.

Les Pressoirs depuis la rue des Aironcelles

 

Les pressoirs semblent avoir servi pendant un moment de lieu de stockage ou de grange sans être vraiment entretenus, à en voir l’état, les colonnes recouvertes de lierre sur cette vieille carte postale.

 

 

La maison de la Place du Change

Cette place était le centre de la ville, le centre du quartier commerçant de la cité.
Au 12
e
siècle, s’y tenait le marché au blé et vraisemblablement le marché aux autres
produits «secs
»: fèves, graines et légumes. Les échanges s’effectuaient dans une
monnaie locale déterminée. Étant donné le nombre important de monnaies qui
circulaient alors à cette période, il était nécessaire de changer sa monnaie auprès
de changeurs. Ces derniers vérifiaient et pesaient les
pièces pour les échanger contre la
monnaie locale.

Cliquer pour accéder à epernon-medieval-20170503-pourbat.pdf

Dans la ville quelques traces des habitations médiévales ont perduré.

Avec l’appui de la Fondation du Patrimoine, la Ville d’Epernon va lancer une souscription afin d’associer à cette rénovation, le plus grand nombre d’habitants et d’entreprises de son territoire.

http://www.ville-epernon.fr/actu/restauration-de-la-maison-pans-de-bois

La maison à pans de bois, située 5 et 7 place du Change, à Epernon, se signale sur sa façade intérieure par sa haute tourelle d’escalier qui culmine à plus de 11 mètres. La façade sur la place du Change se remarque, quant à elle, par le décor sculpté de son rez-de-chaussée, notamment les deux poteaux supportant deux figures religieuses. On peut y distinguer, d’une part, Saint Christophe qui porte sur ses épaules le Christ, paré de l’auréole crucifère et tenant le monde dans sa main gauche ; d’autre part, un ange ailé surmonté d’une colombe, évocation de l’Annonciation représentée par l’archange Gabriel et l’Esprit Saint.

Ce bâtiment édifié au XVe siècle est propriété de la commune depuis plus de trente ans. Il est inscrit dans sa totalité à l’inventaire des monuments historiques depuis 2011.

La structure présente des désordres importants et révèle de sérieuses fragilités. Un projet de restauration est envisagé. Il concernera, dans un premier temps, la façade donnant sur la rue.

Devant le coût conséquent de cette opération patrimoniale, la municipalité d’Epernon a ouvert une souscription en partenariat avec la Fondation du patrimoine

https://www.ansichtskartenversand.com/ak/93-carte-postale-ancienne/33945-Ville-de-epernon/9462513-CPA-Epernon-Vieille-maison/?tabsessfilltab=e7e6d8db43c49a2142a6eb944d13e97e

 

Immeuble à façade en pans de bois. Sur cour, la façade est en moellons avec encadrement en pierre autour des baies ornées de moulures du 15e siècle. Une tourelle d’escalier en moellons orne le centre de cette façade.

4e quart 15e siècle, 1er quart 16e siècle

Le rez-de-chaussée de la façade : inscription par arrêté du 19 octobre 1928 – La maison en totalité (cad. AE 96) : inscription par arrêté du 14 novembre 2011

(propriété de la commune en 1992)

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00097103

Au 5 place du Change une maison est inscrite aux M.H. Sa vieille façade à pans de bois daterait de 1527 environ. On y voit à gauche Saint Christophe et à droite Saint Michel archange, la main droite sur la poitrine. La porte voisine est elle aussi décorée. Cette maison, dite « Auberge du Mont Saint Michel » avant 1550, était localisée entre le marché aux blés et celui aux légumes et face à la rue du château. La façade côté cour n’est pas visible, sa construction serait antérieure (vers 1492) en moellons avec une tourelle d’escaliers. Cette dernière est visible depuis le bas du village.

Un rez-de-chaussée du XVème siècle. Cette maison est inscrite dans sa totalité au tirre des monuments historiques depuis le 14 novembre 2011.

 

https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france/epernon/epernon-corvee-d-eau-au-puits-de-la-place-du-change-498639242.html

La place du Change

Cette place était jadis le centre de la cité et des commerces.
Maison ancienne dont le rez-de-chaussée est du 15ème siècle.
Sur la façade, à gauche, Saint Christophe et, à droite, l’ange de l’Annonciation avec la main droite sur la poitrine.
De la plaine, nous apercevons la tourelle de cette maison à l’intérieur de laquelle subsiste un magnifique escalier de pierre.

Vieille maison classée aux M.H. – 5 rue du Change
 
Saint Michel archange                  Saint Christophe

 

vue côté cour (source http://www.ville-epernon.fr/) avant travaux

 

Depuis la photo ci-dessus, la tourelle a été restaurée (maçonnerie, charpente et couverture en 2012). On peut notamment la voir depuis la Prairie, en bas du bourg.

Vue de la vieille ville d’Epernon depuis la Praire –
l’église St Pierre et à gauche la tourelle de la maison rue du Change
Zoom sur la tourelle ….

 

Vestiges du bourg médiéval

Quelques autres vestiges s’aperçoivent de ci de là …

 

 

Les maisons médiévales: A proximité de l’église Saint-Pierre, 5 place du Change, une maison médiévale datant du XVème siècle possède encore dans sa structure à colombages deux sculptures. Au côté droit de la porte d’entrée, l’ange de l’Annonciation la main droite à plat sur la poitrine; à gauche saint Christophe regarde vers le ciel.( Le rez-de-chaussée de la façade a été inscrit MH par arrêté du 19 octobre 1928)

La rue Drouet possède d’autres maisons médiévales où, dans l’une desquelles, dit-on, le mathématicien Michel (Floréal) Chasles naquit en 1793.

https://www.compostelle28.org/54+epernon-chartres.html

De très nombreuses anciennes maisons ponctuent le paysage urbain d’Épernon, comme celles de la rue Louis Drouet.
Elles ont été relativement préservées au cours des siècles. Construites à la fin du Moyen-âge ou pendant la Renaissance,
elles perpétuent des techniques de construction plus anciennes, boutiques au rez-de-chaussée, logements à l’étage.
En dépit de l’abondance de la pierre dans le secteur, le bois reste un matériau de construction essentiel de
l’habitat. Ces petites maisons qui comprennent un étage, voire deux, témoignent
d’une faible densité de population. Épernon était alors un petit
bourg qui vivait dans l’ombre de Montfortl’Amaury

Une faible population
La hauteur des maisons livre des
informations sur la densité de
population et la pression foncière
qui s’exerçait au Moyen-âge.
La population d’Épernon n’était
pas très importante. Les historiens
considèrent que 350 à 400 habitants
y vivaient tout au plus, au 13e
siècle.
Des maisons de la taille d’une poutre
Mitoyennes, collées les unes
contre les autres, d’une largeur
de 6 à 12 mètres, soit la longueur
d’une poutre, les habitations se sont
agglutinées sous l’effet des murailles
qui ceignaient le bourg. Il en résulta
un parcellaire long et étroit. Derrière
les façades des maisons alignées au bord
de la rue, se cachait une arrière cour ou
un jardin pour cultiver son potager.
Des animaux dans la ville
Le petit élevage est largement pratiqué

Cliquer pour accéder à epernon-medieval-20170503-pourbat.pdf

 

Une vieille maison à colombages

 

Un reste de fronton de porte en bois épargné par la maçonnerie

Un blason, des ruelles tortueuses avec quelques frontons plus ou moins sculptés …
  
rue du Malconseil
La rue du Malconseil ou du mauvais conseil laisse à penser qu’elle était occupée autrefois par des
procureurs, nos actuels avocats. En effets, de belles maisons ont gardé leur aspect d’autrefois.
En haut de cette rue se trouvait l’audience (salle d’audience où l’on rendait justice), la prison au rez de chaussée et le logement du geôlier à côté de la prison. Une trentaine de communes rapportait la justice à Epernon.
Une petite porte au ras de la rue était l’entrée d’un abri pendant la seconde guerre mondiale. Il était noté au-dessus de la porte « abri pour 50 »
 
Rue du marché à l’avoine
Au Moyen-Age, le marché à l’avoine se trouvait à cet emplacement. Ce marché était important car il s’agissait de la nourriture des chevaux.
Cette rue à l’avoine aboutissait à la porte de la ville, dite « porte de Paris »
La maison des frères Aymon se trouve à l’angle de cette rue. Elle comporte plusieurs portes de styles différents mais toujours avec des écussons comportant des dates.
https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/pages/pdf/fiche_rue_de_l_avoine.pdf
1737-1739 -Déclaration à ClaudeMarguerite de Kermeno du Gard, pour la maison des Quatre-fils-Aymon, autrefois de l’Écu-de-Bretagne, à Épernon.  (plusieurs auberges portaient ce nom à Janville et Brou aussi)
http://www.archives28.fr/_depot_image_ad28/_depot_arko/articles/50/consulter-le-document_doc.pdf
Octroi
Au croisement de la rue du château et de la rue aux juifs
On peut apercevoir, sur une maison à l’angle de la rue aux Juifs et de la rue du Château une date : 1566. C’était jadis l’octroi, bureau où l’on percevait une taxe sur toutes les marchandises entrant dans la ville les jours des marchés et des foires
Impossible d’entrer dans la ville sans passer par les portes ! Les marchandises y étaient contrôlées. Les officiers prélevaient des taxes sur les biens vendus dont les montants étaient répartis entre le seigneur et les autorités religieuses.
Cette taxe fut supprimée à la Révolution mais rétablie peu de temps après pour financer la réfection de l’église St-Pierre.
Toutefois, cette taxe ne concernait que la viande et le vin produits hors de la ville.
La rue aux Juifs (appelée autrefois la rue de la juiverie) rassemblait tous les prêteurs sur gage qui, les jours des marchés, se rendaient sur la place du change.
https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/pages/pdf/fiche_octroi.pdf
https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/pages/pdf/epernon-medieval-20170503-pourbat.pdf
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Rue du Marché de l’Avoine
Le marché de l’avoine, qui prenait place près de la porte, indique la présence d’une cavalerie et
d’une garnison suffisamment importante, à l’intérieur de l’enceinte de la ville, pour justifier ce commerce. En effet, les chevaux étaient essentiellement utilisés par la noblesse.
https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/pages/pdf/epernon-medieval-20170503-pourbat.pdf
Ruelle de la Geôle /
Au XVIIE s’y trouvait la géôle uo prison des petits delits.. En face se trouvait l’Hôtel de Malvie où logeait le seigneur lorsqu’il venait rendre justice sur ses terres, le château étant en ruines. https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/pages/pdf/fiche_ruelle_de_la_geole.pdf
https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/pages/pdf/fiche_hotel_de_malvie.pdf
Rue de la Regratterie
Une des rues les plus anciennes d’Epernon.  ——> maison en encorbellement
« Regratterie » vient du mot « regrattiers ». Les regrattiers étaient des officiers du roi, qui achetaient de grosses quantités de sel qu’ils revendaient au détail. Ils vendaient également les restes des repas des plus riches aux plus pauvres
https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/pages/pdf/fiche_rue_de_la_regratterie.pdf
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On trouve aussi des propriétés privées qui toutes appartenaient au domaine de Mme Kelsen- Plassard : le manoir, la maison normande pour les invités, les communs des ouvriers, …. Le domaine a été morcelé, on peut entre-apercevoir ces maisons derrière leur portail. Il y avait aussi un lavoir aujourd’hui disparu.
La ville possédait aussi d’autres lavoirs que je présente dans un autre article.

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Partis de la place du Ramponneau un ancien lavoir où Jean-Paul Duc a raconté quelques anecdotes autour du moulin et des transports de grains qui s’y faisaient, les participants ont remonté la rue Bourgeoise pour admirer la maison où vécut le Grand dauphin puis une ancienne auberge.

Après s’être arrêté au carrefour de la Vierge pour contempler la maison du notaire, des postes et la maison bourgeoise, le groupe a pris la rue de la Croix-de-Fer où les maisons furent successivement habitées par l’ordre des Templiers puis par ceux de Jérusalem et de Malte.

https://www.lechorepublicain.fr/epernon-28230/actualites/toute-la-lumiere-sur-la-balade-en-nocturne_11137399/#refresh

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Relais de poste
Il y a plusieurs raisons à ce qu’Epernon possède un relais de poste. Epernon était le siège d’un duché, à partir du 17è siécle, la route royale entre Paris et Chartres passe par Epernon et l’importance du Prieuré Saint Thomas
Des relais de poste sont établis pour assurer le transport des voyageurs, des marchandises et aussi des lettres. Au relais de poste, on change de chevaux et de postillon.
Le relais de poste de la rue du prieuré voit défiler dés son ouverture plus de 400 convois par jour.
Plusieurs auberges s’installent à proximité pour permettre aux voyageurs de se restaurer et de dormir.
Tout un noyau d’activités gravitent autour ( soins des chevaux, réparation des charriots, …)

Cliquer pour accéder à fiche_relais_de_poste-auberges.pdf

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L’ancienne et la nouvelle Mairies

Et un dernier petit clin d’oeil à l’ancienne  mairie et à son beffroi, c’était une ancienne école de garçon puis de filles … et aux toitures de l’actuelle mairie installée dans une maison bourgeoise du XVIIIeme siècle dite château des Tourelles  ….

 

Place Aristide Briand
En 1825, la commune décida de bâtir une nouvelle « maison commune », ancêtre de nos mairies. Il
fut décidé d’acheter le jardin d’un particulier, en pente, et de niveler le terrain afin de pouvoir
aisément se rendre rue Bourgeoise. L’Hôtel de Ville devait être assez spacieux pour y loger l’école
des garçons.
A cet emplacement s’élevait alors un pavillon qui abritait la justice de Paix, juste devant les ruines de
l’église Saint Jean et son cimetière. Tout est abattu et nivelé pour permettre la construction de l’Hôtel
de ville et de l’école de garçons.
M. Emile Ledru fut l’un des instituteurs. Il était né à Epernon en 1837. Historien et archéologue érudit,
il fut le premier à s’intéresser à l’histoire d’Epernon et a laissé ses mémoires.
Cette place devient la nouvelle place du marché. Le chemin pavé central mène à l’entrée de la mairie.
Le reste de la place est en terre battue. Elle était bordée par deux courts alignements d’arbres taillés
en rideaux.

Cliquer pour accéder à fiche_place_aristide_briand.pdf

l’ancienne mairie – ancienne école
la nouvelle mairie – le château des Tourelles

Château des Tourelles
Ce château a été construit en 1887 pour un boucher parisien. Sa femme étant handicapée, il y fit
installer un ascenseur, qui existe toujours.
Un maitre carrier y résida.
Entre les deux guerres, il fut habité par les descendants de Charles Garnier.
Joséphine Barker – rencontrant de graves problèmes financiers et ayant dû vendre son château des
Milandes en catastrophe trouva refuge au château des Tourelles. Elle était accompagnée de son mari
et de leurs nombreux enfants adoptés. La princesse Grâce ayant su l’errance de la famille proposa de
l’accueillir à Monaco.
En 1968, le château fut acheté par la municipalité pour y regrouper les services municipaux. Elle s’y
installa en 1980
L’actuelle salle de réunion du conseil municipal, dite salle des tourelles a été aménagé dans les
anciennes écuries

Cliquer pour accéder à fiche_chateau_des_tourelles.pdf

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Au début du 19ème siècle, on distingue dans la ville et les faubourgs deux types de parcelles : des parcelles étroites et des parcelles plus larges héritées des époques antérieures. Dans les 2 cas, le bâti y est dense, implanté à l’alignement sur rue entre mitoyen Le parcellaire du centre est d’origine médiéval. L’espacement entre mitoyen est dicté par la portée d’une poutre
en bois (variation entre 4.50 et 6 m). Ces maisons représentent généralement deux corps de bâti, l’un à l’alignement sur la voie, l’autre au fond de cour, éventuellement reliées l’un à l’autre par une galerie sur courette sur laquelle s’articule parfois un escalier. Elles s’organisent sur 1 ou 2 niveaux. Le rez de chaussée est réservée à l’activité commerciale.
Les maisons de ville constituent un bâti fragile dont les façades ont fait l’objet de nombreuses « mises au goût du jour » au cours des siècles ;
Selon l’implantation de divers corps de bâtiments et leur composition, se dégagent une ou des cours qui peuvent être ouvertes sur la rue ou disposées sur l’arrière. On y accède alors par une porte cochère.
Source : étude AVAP – 2017
Les plans d’alignement des rues datent du deuxième tiers du 19ème siècle.
Epernon étant traversée par la route nationale 10 (route d’Espagne) bénéficie d’un plan dit de traverse en 1845 visant à supprimer les rétrécissements occasionnés par le bâti.
A cette occasion, apparait des fronts d’une grande homogénéité.

Une deuxième campagne de mise à l’alignement de cette voie fait suite à l’arrivée du chemin de fer et au percement de la rue Neuve dans le but d’articuler au mieux les 2 artères de la ville.
Ces plans seront à l’origine d’un certain nombre de modifications du bâti (reconstruction, refaçadage,…) le long des voies concernées.
Deux voies sont également créées pour desservir les communes voisines (route de Gallardon et route de Nogent le roi).
Le moulin de crochet sera directement impacté par le tracé des voies, qui coupe la Guéville. Bien que son cours soit modifié, elle ne permettra plus d’alimenter convenablement l’eau en moulin

Epernon, située sur la ligne ferroviaire Paris Brest sera la cible des bombardements alliés en 1944. Aucun quartier de la ville ne sera épargné, un certain nombre de maisons seront reconstruites à la fin de la guerre dans un style caractéristique de cette époque

Cliquer pour accéder à fiche_histoire_d_epernon.pdf

 

Je rajouterai sans doute des photos au fur et à mesure afin de compléter ces pages, au fil de mes promenades et des occasions …..

Si vous avez des commentaires, des précisions, n’hésitez pas  …… !!!!

 

SOURCES :

merci aux élèves de l’école de Hanches qui m’ont permis de trouver des explications à certains noms : http://ecole.hanches.free.fr/classes-2010-2011/cm2/docs/noms-des-rues-epernon.pdf
Pour la vieille illustration d’Epernon – http://jeanalain.monfort.free.fr/28/NogentLeRoiEpernon.htm
La base Mérimée et Wikipédia pour les explications sur les Monuments historiques et bien sûr le site de la ville d’Epernon http://www.ville-epernon.fr/
Des infos ont aussi été trouvées sur le blog de http://tchorski.morkitu.org/6/epernon-01.htm
Les vieilles cartes postales de l’église et des carrières proviennent du site de recherches généalogiques du Perche http://www.perche-gouet.net/

MàJ 11/2018 :  les fouilles archéologiques du quartier de la Savonnerie et un habitat médiéval à Epernon

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