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Eglises Eure-et-Loir

Petite Ballade à Epernon – l’église St Pierre

A Epernon, le randonneur ne peut pas manquer l’Eglise St Pierre d’Epernon.

Eglise Saint Pierre d’Epernon

Après notre découvert dans l’article précédent de l’histoire de la ville et celle de son ancien château aujourd’hui disparu, approchons-nous de sa vieille église St Pierre.

C’est une étape des Chemins vers St Jacques De Compostelle qui part de Paris et passe par Chartres (GR655).
Eglise Saint Pierre
Il s’agit de la seule église restant des 5 églises de la ville, détruites avec la Revolution.
C’est la seule église de la ville. Longtemps, ce ne fut pas la seule église restant à Epernon. En effet, il subsiste les restes de l’église Saint-Nicolas et Saint-Thomas, qui date au moins de 1054 (prieuré à l’heure actuelle), mais que l’on peut dater de beaucoup plus tôt. Il y eut aussi Saint-Jean-Baptiste juste à côté, on y accèdait par la ruelle en face puis Saint-Jean-Baptiste de la Madeleine, vers Rambouillet. On pouvait y adjoindre Sainte-Anne à Houdreville et Saint-Denis que l’on peut dater plus ou moins de la même époque.
http://tchorski.morkitu.org/6/epernon-01.htm
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Pouillé du diocèse 1738
St Nicolas au bourg St thomas, (env 100 communauté)
St Pierre (env. 350)
St Jean Baptiste (env. 150 comm)
https://books.google.fr/books?id=6ZNUl01WoR4C&pg=PA40-IA4&lpg=PA40-IA4&dq=epernon+eglise+Saint-Jean-Baptiste&source=bl&ots=NC5RTk-Vz5&sig=ACfU3U28xuoI5ASFC0RMiJiW71Tj-XCeYA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwilyN6K7-3oAhWQx4UKHSF5B9w4HhDoATAIegQICxAq#v=onepage&q=epernon&f=false
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28 Église Saint-Jean-Baptiste. Cne d’Épernon. Ecclesiam Sancti Petri, ecclesiam Sancti Johannis, que sunt in eodem castro [Sparnonensis], vers 1190 (A.D. 28-H 2234) ; Sparnon, vers 1272 (Pouillé de Sens, p. 104) ; Sanctus Johannes de Spernone, 1351 (Pouillé de Sens, p. 142) ; Pierre Moussart, curé d’Espernon, mai 1389 (A.N.-JJ 135, n° 244, fol. 134 v°) ; Sanctus Joannes loci [de Spernone], patronus Prior de Spernone, fin XVe s. (Pouillé de Sens, p. 194) ; Cure Saint Jean Baptiste d’Épernon, présentateur : le prieur d’Épernon, 1738 (Pouillé de Chartres, p. 38) ; La paroisse de Saint Jean d’Épernon, 1767 (A.D. 28-B 165). Paroisse réunie à celle de Saint-Jacques. A.D. 28-G 5065.
http://www.denisjeanson.fr/site_toponymie/lettre_e/lieux_eglise/eglise18cjean-bap.html
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Avant la Révolution, Epernon comportait 4 églises. L’église St Pierre (XIème et XVIème) (MH 1942) était située au milieu du vieil Epernon. L’église St Jean Baptiste, aujourd’hui disparue, s’ouvrait rue St Jean, à proximité des Pressoirs. L’église de la Madeleine lès Epernon et celle de St Nicolas, au prieuré St Thomas, étaient orbis.

Sur l’actuelle paroisse de Hanches, se trouvait, depuis le Xème, le monastère de la Trinité de Seincourt, qu’Amaury Ier de Montfort hérita de son père, Guillaume de Hainaut. Pour en assurer la pérennité, il donna ce monastère à son ami Albert, ancien chanoine de Chartres, abbé de Marmoutier de Tours, de l’ordre des Bénédictins.

Ce don fût confirmé (1052) par un décret royal sigillé à Etampes, et il fut à l’origine du prieuré St Thomas d’Epernon. La seule trace encore visible de ce prieuré est la façade de l’ancienne église de la Trinité de Seincourt. Lors des dernières démolitions (1865), le comte de Dion effectua des relevés et une description soignés des bâtiment

http://jeanalain.monfort.free.fr/28/NogentLeRoiEpernon.htm
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on retrouve ces eglises
1580 — Audiences. — Procès entre le collecteur
des tailles et les fabriques de Saint-Pierre et de SaintJean d’Épernon
1562 – Dispense à Florent Isambert et à Jean Lenormand , d’accepter la charge de gagers de l’église de Saint-Jean d’Épernon, parce qu’ils sont l’un re…….
1516-151S. — Audiences. — Amende contre Girard Morin, pour avoir blasphémé dans l’église
de la Madeleine pendant les vêpres. —
Archives departementales antérieures à 1790 – Inventaire sommaire http://www.archives28.fr/_depot_image_ad28/_depot_arko/articles/50/consulter-le-document_doc.pdf
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https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/plui/val_drouette/1_rp_partie_2.pdf
Merlet 1861 eglise Notre-Dame
Ledru 1913 eglise Sainte-Anne
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La partie principale de l’église date du
16e
siècle: nef très aérée avec quatre
larges arcs ogivaux s’appuyant sur des
piliers octogonaux à base carrée, sans
chapiteau. La voûte aurait dû être en
pierre mais sans doute à cause d’un
manque d’argent, elle fut réalisée en bois et
en plâtre. Détruits au cours de la révolution,
les vitraux ont été restaurés par le maître
verrier Babineau. L’orgue et la grosse cloche
sont des dons de Madame Kelsen, proriétaire
du Bon Marché à Paris au 19e
siècle.
Classée monument historique en 1942,
l’église connut plusieurs restaurations
de 1946 à 1953.
https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/pages/pdf/epernon-medieval-20170503-pourbat.pdf
Connue depuis le XIIeme siècle date à laquelle elle apparaît dans des actes  (1ere eglise romane vers le XIIE ) , l’ensemble du monument date du XVeme siècle, avec des subductions d’époque romane,  elle fut à priori fortement rénovée au XVIeme siècle.
Classée monument historique en 1942, il fut décidé d’entreprendre des restaurations de 1946 à 1953
Ci-dessous des motifs décoratifs romans insérés dans le mur
Au-dessus de la petite porte
d’entrée, vestige d’un tympan du 11ème siècle, décoration en plein cintre de style roman à coquilles et
dessins géométriques d’influence normande.
 
Elle est classée aux M.H. depuis 1942. En juin 1940, un bombardement provoqua l’effondrement des fausses voûtes de la nef laissant apparaître la voûte lambrissée. et mis à jour sous les dégâts une salle souterraine, le caveau du 3eme Duc d’Epernon Goth de Rouillac et de sa famille, l’un des cercueils conservant une dépouille « momifiée ».
Crânes sciés, famille des ducs d’Épernon (1661-1690),
église Saint-Pierre d’Épernon.
Construite entre 1661 et 1680, cette salle de 3m x 3m fut utilisée comme caveau familial jusqu’en 1690 à la mort du dernier duc, Gaston Jean-Baptiste de Goth qui disparait sans descendance.
fut ensuite utilisée comme ossuaire en 1760 accueillant les restes de plus de 1068 personnes entreposés aupravant à un autre endroit de l’église (dans une salle du clocher ?).
Ce caveau sera ouvert à la revolution pour recupérer le plomb des cercueils.
Des études archéologiques de cet ossuaire ont eu lieu (pour les curieux, la Revue Archeologique du Centre la France en donne le rapport : http://racf.revues.org/2167 ). Il montre la présence de crânes sciés (ceux de la famille ducale embaumés) et de 2 corps momifiés de femmes ‘(une de 40 ans environ, une des duchesses ? , et l’autre de plus de 40 ans est trop degradé )
Ma fille Mlle. L. a eu la possibilité de découvrir ce caveau lors de sa retraite de 1ere communion (impressionnant pour ces jeunes et rare privilège ) … Parce qu’il faut bien illustrer ce caveau, une petite photo de net …
Clocher de l’église d’Epernon
La tour clocher carrée est en pierre de Beauce et en grès des carrières d’Epernon. Elle est surmontée d’un beffroi en bois recouvert d’ardoises et est distincte de la nef. Elle peut abriter 3 cloches, l’une d’elle est exposée dans l’église (avant de partir en réparation).

voûte lambrissée

 

A l’intérieur, la voûte en plâtre démolie par la bombe en 1940 a laissé apparaître une magnifique charpente à voûte en berceau renversée et lambrissée datée du XVIeme siècle.
Decor au pochoir
Voûte lambrissée de la nef de l’église st Pierre d’Epernon
Voûte lambrissée de la nef de l’église st Pierre d’Epernon
L’église se compose d’une nef terminée par une abside, et de deux bas-côtés également terminés par deux petites absidioles.
Elles sont bien visibles de l’extérieur sur cette vieille carte postale (trouvée sur Internet). Elles donnent actuellement sur le jardin du presbytère (privé).
Le clocher de la tour carrée, en grès, fut reconstruit au
18ème siècle.
La nef, restaurée au XVIème siècle s’appuie sur des piliers octogonaux sans chapiteau.
intérieur de l’église – Nef

 

 
la nef vue du bas-côté gauche ….
 
 
Quelques détails …. vestiges de l’église romane ?  (elements romans sous le clocher ? (Merimee)
L’arche du choeur est une des parties conservées du XIIème siècle.
A noter aussi l’orgue du XIXeme siècle qui fut détruit lors du bombardement de 1940 et restauré avec des éléments provenant de l’église dont 2 pilastres Louis XIII .
L’orgue et la grosse cloche sont des dons de madame Kelsen.
 
Le bas-côté droit comporte lui aussi un plafond en lambris de bois aussi du XVIe et une petit chapelle absidiale.
 
la petite chapelle du bas-côté droit et sa clef de voûte, reste de décoration peinte.
On peut y peut admirer la décoration des entraits, décorés d’engoulants :  de têtes / gueules ouvertes d’animaux. On y voit des symboles/armes de blasons (?) et des inscriptions en latin.
une croix au calvaire inversée ?

 

« Tu is Petrus »

 

2 clefs croisées tête en bas (également présente dans la chapelle mais à l’endroit …)

 

… Paul Char Petr ?

 

2 épées croisées
Unes des poutres porte encore plus d’inscriptions …
« Martin Guerin – Piere Bepaud – apnt caciers (?)
Marchand Boucher bc? 1373 « 
« Honorables Pierre Bepaud  ? » ou Beraud ?
vue de puis le bas-côté gauche sur la chapelle et les colonnes de la nef.
Le bas-côté gauche se prolonge par une petite chapelle (dont la voûte semble présenter quelques restes de polychromie ?)  décorée de vitraux de Ste Anne et Ste Madeleine et offerts par les familles de 2 petites filles tuées lors du bombardement du 13/06/1940. La petite Denise Charlier avait 14 ans et est enterrée au cimetière communal, elle figure aussi sur le monument aux morts.
En effet si il n’y eu pas de combats à Epernon, il y eu beaucoup de bombardements et de mitraillages de la part des avions allemands sur les villes d’Eure-et-Loir et sur les convois de réfugiés qui fuyaient l’avancée allemandes et de nombreuses pertes civiles ….
 
Vitraux Ste Anne et Ste Madeleine  dans l’abside du bas-côté gauche
A la gauche de ceux-ci se trouve une fresque en mauvais état sur laquelle on distingue St Nicolas à gauche, St Denis 1er évêque de Paris martyr décapité au centre (Sanctus Dyonisius), et peut-être St Jean-Baptiste (..Ioan .. Bap ..) et à leur droite une autre peinture murale de St Fiacre (patron des jardiniers) …. Epernon le célèbre chaque année lors de sa traditionnelle foire de la St Fiacre.
///////////// Peintures et St Fiacre  — https://books.google.fr/books?id=Ed1YDwAAQBAJ&pg=PT32&lpg=PT32&dq=epernon+eglise+fresques&source=bl&ots=oWrGhUUTYv&sig=ACfU3U2S_nRI_q4xnagldbaKes-C6ix2Yg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwickuivqdDlAhVLCxoKHdm3BR8Q6AEwFXoECAoQAQ#v=onepage&q=epernon%20eglise%20fresques&f=false
 
Peintures murales de la chapelle du bas-côté gauche
D’autres détails ….
   
St Michel terrassant le dragon –  Ste Julienne qui aurait sauvé de la peste les habitants d’Epernon l’ayant implorée en 1614 et 1849 – St Nicolas
 
La Pieta de style Renaissance et les fonds baptismaux en marbre et bronze.
Les vitraux qui avaient été détruits à la révolution ont été restaurés par le maître verrier Babineau.
AVANT 1918, interieur de l’église
https://www.ansichtskartenversand.com/ak/93-carte-postale-ancienne/33945-Ville-de-epernon/6135212-CPA-epernon-Interieur-de-l-eglise/?tabsessfilltab=e7e6d8db43c49a2142a6eb944d13e97e
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CPA
https://www.ansichtskartenversand.com/ak/93-carte-postale-ancienne/33945-Ville-de-epernon/5474966-CPA-epernon-Ruines-du-Prieure-St-Thomas/?tabsessfilltab=e7e6d8db43c49a2142a6eb944d13e97e
Dans le prochain article, nous nous balladerons pour découvrir les traces de son passé médiéval ou celui de ses carrières …..Au fil des rues
https://www.porteseureliennesidf.fr/public/Medias/pages/pdf/fiche_eglise_st_pierre.pdf
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Pierre_d%27%C3%89pernon
https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00097102
http://tchorski.morkitu.org/6/epernon-01.htm

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